Médecin, sage-femme, kiné : trois régimes de reconnaissance différents
Dernière mise à jour : 2 août 2026
Au-delà des infirmiers et aides-soignants, les autres grandes professions de santé suivent chacune leur propre régime de reconnaissance au Luxembourg. Voici les trois cas les plus demandés.
Sage-femme : comme l'infirmier, reconnaissance automatique
La profession de sage-femme bénéficie de la reconnaissance automatique européenne : si votre titre figure à l'annexe V, point 5.5.2 de la directive 2005/36/CE, aucune reconnaissance préalable n'est nécessaire — vous demandez directement l'autorisation d'exercer (75 €) auprès du ministère de la Santé.
Titre non conforme ou obtenu hors UE ? Même logique que pour les infirmiers : reconnaissance préalable auprès du MENEJ (niveau secondaire) ou du MESR (niveau supérieur), avec mesures compensatoires possibles.
Kinésithérapeute : reconnaissance MESR obligatoire, niveau master exigé
Le kinésithérapeute ne bénéficie pas de la reconnaissance automatique. Tout diplôme étranger passe par le MESR (Service des qualifications professionnelles, 75 €), quel que soit le pays d'obtention.
Point d'attention majeur : depuis la loi de 2018, l'accès à la profession exige un titre de niveau master en kinésithérapie. Les diplômes de niveau inférieur (anciens cursus bachelor) peuvent entraîner des mesures compensatoires, voire un refus. Les kinés relèvent ensuite de l'autorisation d'exercer classique, et leurs salaires en établissement sont couverts par les CCT — voir notre page salaire de kinésithérapeute.
Médecin : un régime à part
Pour les médecins généralistes et spécialistes, tout diffère :
- Diplôme UE conforme (annexe V, points 5.1.1 à 5.1.4) : reconnaissance automatique, demande d'autorisation directe.
- Diplôme non conforme ou pays tiers : le Luxembourg n'instruit pas lui-même la reconnaissance. Le titre doit d'abord avoir été reconnu par un autre État membre de l'UE et y conférer le droit d'exercer (loi du 28 octobre 2016, art. 24, 25 et 28) — par exemple via la procédure PAE en France.
- Autorisation d'exercer : 450 € par titre professionnel (et non 75 €), dossier transmis au Collège médical pour avis, certificat d'honorabilité du Collège médical exigé (moins de 3 mois), décision sous 3 semaines à 3 mois.
- Après l'autorisation : inscription au registre professionnel du ministère et au registre du Collège médical dans le mois suivant l'installation, assurance responsabilité civile obligatoire, conventionnement CNS pour la facturation.
Les exigences transversales (niveau B2 en français ou allemand, casier judiciaire et certificat médical récents, traductions assermentées) restent les mêmes que pour les autres professions — voir Langues et documents.
Pour connaître votre parcours exact selon votre situation, utilisez notre assistant interactif.
Sources officielles
- Guichet.lu — Médecin-généraliste et médecin-spécialiste
- Guichet.lu — Professions de santé réglementées
- MESR — Procédure de reconnaissance des professions de santé
Informations données à titre indicatif (vérifiées en août 2026). Seules les administrations compétentes font foi.